Comprise approximativement entre les isohyète 1000 et 500mm, l'aire soudanienne qui correspond à la zone climatique nord-soudanienne déborde vers le nord sur la zone sud-sahélienne. Avec la diminution des précipitations et l'allongement de la période sèche, certaines espèces disparaissent au profit de nouvelles, aux caractères davantage xérophiles. L'écorce des arbres s'épaissit, les feuilles diminuent de volume, s'enduisent de vernis et sont de plus en plus remplacées par des épines.
Avec le Baobab, Faidherbia albida balanites balanistes aegyptiaca, Acacia macrostachya, Acacia pennata, Acacia seyal, Acacia senegalensis et Ziziphus mauritiania ( jujubier ) sont parmi les espèces les plus constantes. Les galeries s'éclaircissent et présentent quelques espèces spécifiques comme Celtis integrilfolia et Mytragyna inermis. Cependant. dans les réserves ou "forêts classées", certains arbres sont encore de très belle venue. Ils forment des savanes arborées avec un tapis dru de hautes herbes où se mèlent Andropogon pseudapricus, amplecteus et gayanus Berinicetum pedicillatum, Dactyloctenim aegyptum, Eragrostis tremula et ciliaris, Schaenefeldia gracilis et sur les sols les pls pauvres Loudetia simplex et togoensis. Par contre en dehors des réserves, les arbres sont moins élevés et plus principales associations sont plutôt constituées de savanes boisées ou arbustives, à plusieurs niveaux: une strate supérieure formée d'arbres très espacés, au tronc souvent noueux et déformé de 8 à 10m de haut, une strate moyenne plus dense formée d'arbustes de 6 à 8m et de très nombreux buisons, et la strate inférieure, herbacée. Les espèces les plus fréquement rencontrées sont les plus utiles à l'hommes: Le néré ( karité) , ou au kapokier, le baobab, le raisinier, le tamarinier, le prunier, le jujubier, ou au bétail, le Faidherbia albida.On les retouve également dans les champs cultivés transformés en parcs par les paysans. Or comme les "brousses" non réserve sont pour la plupart d'anciens terrains de culture rendus à la jachère, on a donc là une preuve de la modification du paysage végétal par l'homme. Jadis, les savanes boisées et la savanes arborées étaient certainement beaucoup plus répandues que de nos jours. Avec des espèces au port plus noble. L'usure du sol, le pacage des animaux et les défrichages intermittents par la hache et par le feu ont favorisé la dégradation des espèces sélectionnées et la disparition des autres au profit d'espèces plus rustiques, et d'une végetaion buissonnante à prédominance de Guiera senegalensis. Au niveau des formations herbacées, l'Imperata cylindrica qui étouffe toutes autres et nuit à la reprise de la végétation arborée, tend également à s'imposer. Ce sont d'ailleurs ces même formations chétives, ces petites arbrisseaux tortueux et cette végétaion buissonnante où l'on distingue pêle-même baobab, kapokier, Combretum micranthum, Guiera senegalensis, pterocarpus lucens, Piliostigma thonningii, Calotropis porcera qui colonisent les sols les plus ingrats, les formations gravillonnaires et le sommet des buttes cuirassées. |